mercredi 14 septembre 2016

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lundi 9 mai 2016

Pourquoi êtes-vous inquiets ?

Cet article est un extrait du livre de Timothy Lane « Vivre sans inquiétude : comment remplacer l'anxiété par la paix » ( lThe Good Book company, 2015).

La clé, c’est le diagnostic. Lorsque quelque chose ne va pas dans votre corps et que vous ne vous sentez pas bien, vous devez savoir à quoi vous avez affaire. Ca marche aussi pour les questions spirituelles. Pour qu’un traitement fonctionne, la clé, c’est un bon diagnostic.
Qu’est-ce que l’inquiétude ou l’anxiété ? C'est un phénomène commun chez presque tous les êtres humains, dans chaque société. Peu de personnes ont vraiment l’esprit libre.

La définition de l'inquiétude

Même si divers facteurs et aspects sont importants, la Bible porte une analyse plus profonde, car elle indique que l'inquiétude est une question profondément spirituelle. La Bible n’ignore pas ou ne conteste pas les aspects mentaux, physiologiques, historiques, sociaux ou environnementaux de l'inquiétude, mais elle les considère dans leur ensemble comme un aspect d’un problème spirituel plus profond. Au final, l'inquiétude est une réponse humaine à la vie vécue dans un monde créé par Dieu. L’inquiétude est donc une réponse à Dieu lui-même.
Quand, dans Matthieu 6:25-34, Jésus nous commande par trois fois, « ne vous inquiétez de rien », le mot grec utilisé est merimnao. Il signifie littéralement « un esprit distrait » ou un « esprit double ». Dans le contexte plus large du passage, cette division, ou ce conflit de loyauté, est entre le royaume de Dieu et mes propres ressources. C’est être préoccupé par un royaume au détriment de l’autre. Le théologien Dick France analyse fort bien l’inquiétude et ses implications : c’est avoir un souci excessif au sujet de quelque chose d’autre que le royaume de Dieu.

Voici donc ce qu’est l'inquiétude : un souci excessif. Cette analyse est simple et perspicace. Elle est également utile car elle nous dit ce que l’inquiétude n'est pas.

1. L'inquiétude n'est pas équivalent au simple souci. Puisque l'inquiétude est un souci excessif, alors elle est bien à distinguer du simple souci. Il arrive d'être préoccupé par des choses. Mais les deux ne sont pas identiques. Vous pouvez identifier la différence : un souci survient, on agit sagement et on prie. Tandis que quand l’inquiétude, ou le souci excessif, survient, on pense et on agit comme si tout nous incombait, ou, comme si tout est complètement hors du contrôle, et on ne prie que de désespoir.
2. La solution à l’inquiétude ne doit pas devenir de l’attentisme. La réponse au souci excessif n'est pas le “sans-souci”.  La réponse au souci excessif n'est pas simplement de devenir une personne paresseuse ou”décontractée”. Être souvent désengagé et indifférent peut revêtir l’apparence de la piété, alors qu’en fait ce n'est pas le cas. Nous connaissons tous des personnes attentistes. Peut-être l’êtes-vous vous-même. Cela peut sembler être une manière merveilleuse de vivre ! Mais il vaut la peine d’aller au-delà de cette attitude superficielle.
3. Le travail n'est pas nécessairement une expression de l'inquiétude. Une autre erreur commune est de penser que la manière d'éviter l'inquiétude est de devenir passif, et de simplement regarder à Dieu pour pourvoir à tous nos besoins. Les illustrations de Jésus au sujet des oiseaux et des plantes suggèrent que la passivité est la piété authentique. Rien ne pourrait être plus loin de la vérité. Dieu peut pourvoir à la nourriture des oiseaux, mais ils doivent activement l'obtenir. Naturellement, travailler extrêmement dur pourrait être un signe que nous sommes dans un état chronique et profond de souci excessif ; mais ce n’est pas automatique.

Royaume du monde ou Royaume de Dieu ?

Ces avertissements posés, revenons à la définition de l’inquiétude. Le contexte plus large de Matthieu 6:25-34 clarifie l'essence même de l'inquiétude. L'enseignement de Jésus sur l'inquiétude vient de son célèbre Sermon sur la montagne où le défi qu'il lance à plusieurs reprises est : vivez-vous comme si cette vie sur terre était la finalité ou vivez-vous votre vie pour le Royaume des cieux ? Quel Dieu ? L'essence de l'inquiétude vient de votre recherche d’espoir, de confort et de sens dans quelque chose de temporel et de passager. Elle naît lorsque vous traitez quelque chose de la création en tant que “dieu”. Ainsi vous comptez sur elle, et cherchez votre bien en elle. Mais ce monde n’a pas la stabilité dont vous avez besoin pour être libre de toute inquiétude. Si vous mettez votre espoir dans des choses instables, vous serez instable. Votre loyauté est en conflit entre une chose provenant de la création (l’argent par exemple) et Dieu. Une chose provenant de la création (même bonne) peut usurper la place que seul Dieu mérite dans votre vie. Toutes les fois que vous placerez votre espoir ultime dans quoique ce soit en ce monde, vous lutterez avec l’inquiétude.
Nous pouvons bien dire que Dieu est la chose la plus importante dans nos vies, celui qui contrôle toutes choses. Mais en pratique, nous luttons pour vivre de cette manière à la lumière des circonstances auxquelles nous devons régulièrement faire face. L'inquiétude est un souci excessif qui vient d’un amour excessif pour une chose. Une chose qu’on aime plus que Dieu.

L'inquiétude est une opportunité à saisir

Comment l’inquiétude peut-elle être une opportunité à saisir ? Quand vous vous inquiétez, vous avez là une occasion de voir les choses qui ont tendance à capter votre attention plus que Dieu. Vos soucis excessifs révèlent votre amour excessif. C’est peut-être l’occasion de grandir. Jésus traite le problème à sa source et offre une solution plus profonde et plus substantielle : « Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par dessus » (Matthieu 6:33).
Jésus nous ramène aux vraies priorités. « Pour quoi vivez-vous ? » demande-t-il. Il nous appelle à nous recentrer sur le Dieu vivant et ses priorités. Le prioritaire d’abord, le secondaire ensuite. Dès lors que nous mettrons cela en pratique, nous commencerons à être libérés de nos inquiétudes.

Timothy Lane est le président de Institute for Pastoral Care and co-auteur de Changer vraiment, comment ? avec Paul David Tripp. Il vit à Atlanta (É-U) avec son épouse, Barbara, et leurs quatre enfants.

tiré du site d'Evangile 21

mercredi 20 avril 2016

La Déclaration de Cambridge 1996-2016


Déclaration de Cambridge – Alliance des évangéliques confessants



Massachusetts (États-Unis) – 20 avril 1996

Aujourd’hui, les Églises évangéliques sont de plus en plus soumises à l’esprit du siècle, plutôt qu’à l’Esprit du Christ. En tant qu’évangéliques, nous nous exhortons les uns les autres à nous repentir de ce péché et à retrouver la foi chrétienne historique.
Au fil de l’histoire, les mots changent de sens. C’est ce qui est arrivé au mot « évangélique ». Dans le passé, il exprimait l’accord qui unissait des chrétiens appartenant à une grande diversité de traditions ecclésiastiques. Être « évangélique », c’était être soucieux de confesser sa foi. C’était croire les vérités essentielle du christianisme telles qu’elles ont été définies par les grands conciles œcuméniques de l’Église. De plus, les évangéliques se partageaient l’héritage commun des sola de la Réforme protestante du XVIe siècle.
Aujourd’hui, la lumière de la Réforme s’est nettement affaiblie et le mot « évangélique » s’est mis à recouvrir des réalités tellement diverses qu’il a perdu sa signification. L’unité forgée pendant des siècles est en grand danger. Face à cette crise et à cause de notre amour pour le Christ, pour son Évangile et pour l’Église, nous souhaitons formuler tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme, telles qu’elles ont été confessées historiquement par les évangéliques.

I. Sola Scriptura: l’érosion de l’autorité
L’Écriture seule, telle est la règle inerrante pour la vie de l’Église Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité. L’Église – y compris parmi les « évangéliques » – se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante. Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite, à sa manière de fonctionner, à ce qu’elle offre. Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte, y compris sur la substance doctrinale des chants. Au fur et à mesure que l’autorité biblique se diluait en pratique, que les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens et que les doctrines perdaient leur pointe, l’Église a progressivement été dépouillée de son authenticité, de son autorité morale et du sens de sa vocation.
Au lieu de nous efforcer d’adapter la foi chrétienne pour qu’elle corresponde mieux aux besoins des consommateurs, nous devons proclamer la Loi de Dieu comme étant la norme de toute justice véritable et l’Évangile comme l’unique vérité qui sauve. L’Église a besoin de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire, pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein.
L’Écriture doit nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse. C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins. Il importe donc de prêcher et d’enseigner la Parole de Dieu dans l’Église Les sermons ont à présenter et à expliquer les enseignements bibliques et non à exposer les opinions du prédicateur ou les idées du moment. Nous ne devons rien accepter d’autre que ce que Dieu a donné.
L’œuvre du Saint-Esprit dans une expérience personnelle ne saurait être dissociée de l’Écriture L’Esprit ne s’exprime pas d’une manière qui s’écarte de l’Écriture Sans l’Écriture, nous n’aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ. Le critère de la vérité, c’est la parole biblique et non l’expérience spirituelle.
Première thèse: Sola Scriptura
Nous réaffirmons que l’Écriture inerrante est l’unique source de la révélation divine écrite et qu’elle seule peut lier notre conscience. Seule, la Bible enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut et notre délivrance du péché; elle est la norme du comportement chrétien.
Nous nions qu’un credo, un concile, ou quiconque puisse lier la conscience du chrétien; que l’Esprit saint parle de manière indépendante de l’Écriture ou s’oppose à elle; que l’expérience spirituelle d’une personne puisse servir de véhicule à la révélation.

II. Solus Christus: l’érosion de la foi centrée sur Christ
Au fur et à mesure que la foi « évangélique » s’est sécularisée, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante. Il en est résulté une perte de toute valeur absolue, le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante. Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations.
Seconde thèse: Solus Christus
Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre de médiation du seul Christ historique. Sa vie sans péché et l’expiation qu’il a endurée à notre place sont pleinement suffisantes pour assurer notre justification et notre réconciliation avec le Père.
Nous nions que l’Évangile soit prêché si l’œuvre expiatoire du Christ n’est pas proclamée et si la foi en Christ et en son œuvre n’est pas sollicitée.

III. Sola Gratia: l’érosion de l’Évangile
La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme. Cette confiance dénuée de fondement existe maintenant dans la mouvance évangélique, qu’il s’agisse de l’Évangile de l’estime de soi ou de celui de la santé et de la richesse, que l’Évangile y soit transformé en produit à vendre et les pécheurs en consommateurs désireux de l’acheter, ou qu’on apprécie la vérité de la foi chrétienne à son efficacité. Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification en dépit des textes officiels de nos Églises
La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut. Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère.
Troisième thèse: Sola Gratia
Nous réaffirmons que le salut par la grâce seule nous délivre de la colère de Dieu. L’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit nous conduit au Christ en nous délivrant de l’esclavage du péché et en nous faisant passer de la mort à la vie spirituelles.
Nous nions que le salut soit, en quelque manière, une œuvre humaine. Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation. La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi.

IV. Sola Fide: l’érosion de l’article de foi principal
La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Tel est l’article de foi sur lequel l’Église est fondée, autrement elle s’écroule. Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester. L’homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Évangile biblique. Nous avons permis à cet état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
Nombre des membres du « mouvement de la croissance de l’Église » croient qu’une bonne compréhension sociologique de la mentalité des participants au culte est tout aussi importante pour la diffusion de l’Évangile que la proclamation de la vérité biblique. D’où un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère. Dans de nombreuses Églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif.
Même s’ils disent adhérer à la théologie de la croix, ces mouvements vident celle-ci de sa substance. Il n’y a pas d’autre Évangile que celui qui affirme que Christ s’est substitué à nous en prenant notre place, Dieu lui imputant notre péché et nous imputant sa justice. C’est parce que Christ a enduré le jugement que nous méritions que nous pouvons vivre de la grâce, Dieu nous ayant définitivement pardonnés, acceptés et adoptés comme ses enfants. En dehors de l’œuvre salvatrice du Christ, rien… pas même notre insertion sociale, notre engagement ou notre bonne volonté, ne fonde notre acceptation par Dieu. L’Évangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ et non ce que nous pouvons faire pour nous approcher de Dieu.
Quatrième thèse: Sola Fide
Nous réaffirmons que la justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée, car elle seule est capable de satisfaire la justice parfaite de Dieu.
Nous nions que la justification repose sur quelque mérite qui nous soit propre ou provienne d’une infusion en nous de la justice de Christ. Nous nions aussi qu’une institution, se prétendant une Église, puisse légitimement être reconnue comme telle si elle récuse ou condamne l’article de foi: Sola Fide.

V. Soli Deo Gloria: l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu
Partout où, dans l’Église, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Évangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée. Il est malheureusement courant, aujourd’hui, que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Église C’est pourquoi le culte se transforme en divertissement, la prédication de l’Évangile en opération de marketing, la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite. Résultat: Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux.
Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels. Aussi convient-il de centrer notre adoration sur Dieu lui-même plutôt que de rechercher la satisfaction de nos propres besoins. Dans le culte, Dieu est souverain, pas nous. Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès.
Cinquième thèse: Soli Deo Gloria
Nous réaffirmons que le salut, puisqu’il est de Dieu et a été accompli par lui, est à sa gloire; nous devons toujours l’en glorifier. Jusqu’à notre mort, nous avons à vivre devant la face de Dieu, sous son autorité et pour sa seule gloire.
Nous nions qu’il soit possible de glorifier Dieu en confondant culte et divertissement, en négligeant la Loi ou l’Évangile dans notre prédication ou en substituant à l’Évangile la recherche de l’épanouissement du moi, celle de l’auto-estime ou de la réalisation personnelle.

VI. Un appel à la repentance et à la réformation
La fidélité dont les Églises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente. Au début de ce siècle, les Églises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ. Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains. Aujourd’hui, il en va souvent autrement. De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
Aussi nous repentons-nous de notre trop grande conformité au monde. Nous avons succombé à l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée. Nous avons affaibli le témoignage de l’Église par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
Nous invitons donc avec instance les évangéliques qui s’écartent d’elle sur les points évoqués jusqu’ici à revenir à la Parole de Dieu. Notre appel s’adresse aussi à ceux qui affirment l’existence d’une espérance de vie éternelle en dehors d’une foi explicite en Jésus-Christ, à ceux qui prétendent que les hommes qui rejettent le Christ dans cette vie seront annihilés dans l’autre et ne subiront pas le juste jugement de Dieu dans une souffrance éternelle, ou à ceux qui affirment qu’évangéliques et catholiques romains sont un en Christ même là où la doctrine biblique de la justification est abandonnée.
L’Alliance des évangéliques confessants exhorte tous les chrétiens à tenir compte de la présente déclaration dans le culte de leur Église, comme dans son ministère, ses actions, sa vie et son annonce de l’Évangile.

Pour l’amour de Christ. Amen.


1 Cette déclaration a été publié dans Here we Stand: a Call from Confessing Evangelicals, J. M. Boice et B. E. Sasse, éditeurs (Grand Rapids: Baker, 1996), 14-20. Elle a été suscitée par la situation des « évangéliques » en Amérique du Nord; il n’est pas sans intérêt pour ceux du vieux continent d’en prendre connaissance et de se demander si et dans quelle mesure elle pourrait s’appliquer à la leur. Le principal traducteur de ce texte est M. Frank Horton, ancien directeur de l’Institut biblique Emmaüs (Suisse). Tiré de La Revue Réformée
N° 193 – 1997/2 – MARS 1997 – TOME XLVIII

dimanche 6 mars 2016